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Coupe du monde de hockey

5 clés : Équipe Canada vs Équipe Europe, match no 2

Limiter les revirements et la présence devant le filet seront cruciaux dans le deuxième match de la finale

par Nicholas J. Cotsonika @cotsonika / Chroniqueur NHL.com

TORONTO - Équipe Canada et Équipe Europe vont se disputer le deuxième match de la finale 2-de-3 de la Coupe du monde de hockey 2016 au Air Canada Centre jeudi (20 h (HE); TVA, TVA Sports, ESPN2, CBC). Équipe Canada a vaincu Équipe Europe 3-1 dans le match no 1 mardi et pourrait mettre la main sur le titre avec une victoire.

Voici les cinq clés de la rencontre :

1. CARBURER À LA COLÈRE

Équipe Canada a remporté le premier match malgré le fait qu'elle ait disputé son pire match du tournoi. Équipe Europe a perdu même si elle a joué sa meilleure rencontre de la compétition.

« Nous avions bien joué », a noté l'attaquant d'Équipe Europe Thomas Vanek après l'entraînement matinal jeudi. « Contre eux, bien joué c'est… »

Il a éclaté de rire.

« Pas assez, a-t-il continué. Il faut être parfait. Nous avons commis quelques erreurs. Si vous faites des erreurs contre cette équipe, vous allez perdre. »

L'entraîneur d'Équipe Europe Ralph Krueger a déclaré que ses joueurs étaient « très fâchés » après le match no 1. Ils vont devoir jouer avec colère dans le match no 2, et ne pas être découragés par le fait que leur meilleur effort n'ait pas été suffisant, et qu'ils doivent maintenant gagner deux matchs de suite contre une équipe qui a remporté 15 victoires de suite dans les tournois réunissant les meilleurs joueurs au monde.

« Nous ressentons du calme dans le vestiaire, a souligné Krueger, mais il y a aussi eu un peu de frustration et d'intensité dans ce groupe au cours de ces deux derniers jours. »

2. JOUER DANS LA CIRCULATION

Krueger a déclaré que les entraîneurs avaient réuni 74 extraits vidéo illustrant les choses qu'Équipe Europe aurait pu mieux faire dans le match no 1, mais qu'ils se sont concentrés sur « une seule chose ».

« Si nous faisons mieux dans cette facette, nous allons être une meilleure équipe ce soir », a affirmé Krueger.

Krueger n'a pas voulu dire ce que c'était, mais voici une tentative : plus de circulation devant le filet.

Équipe Europe montre un rendement de 0-en-15 sur le jeu de puissance depuis le début du tournoi, tandis qu'Équipe Canada est parfaite en 15 tentatives en infériorité numérique. Équipe Europe ne va probablement pas vaincre le gardien d'Équipe Canada Carey Price avec un lancer que ce dernier voit venir. Leur meilleure chance est de réussir un but peu élégant ou de profiter d'un bond chanceux.

« Nous devons nous diriger un peu plus souvent devant Price », a admis Vanek, qui a déjà été le coéquipier de Price avec les Canadiens de Montréal. « Je crois qu'il a vu la rondelle un peu trop souvent. J'ai joué avec Carey. S'il voit la rondelle, il va faire l'arrêt chaque fois. »

3. GÉRER L'ESPACE

Équipe Europe a pratiqué un style patient plus tôt dans le tournoi et a semblé surprendre Équipe Canada en jouant de manière plus agressive dans le match no 1. Équipe Europe traversait la zone neutre avec de la vitesse et Équipe Canada a eu une certaine part de responsabilité là-dedans alors que ses défenseurs reculaient au lieu de conserver un écart réduit avec les attaquants.

Équipe Canada n'a également pu faire circuler la rondelle de son territoire vers la zone adverse aussi bien qu'à son habitude. Par conséquent, elle a passé plus de temps à se défendre que d'habitude.

Un autre problème pour Équipe Canada : les revirements. Équipe Canada a été curieusement insouciante avec la rondelle. Combien de fois voyez-vous un vétéran comme Ryan Getzlaf tenter une passe arrière sans regarder à la ligne bleue adverse avec aucun coéquipier dans les parages?

Équipe Canada a commencé à corriger ces erreurs en fin de deuxième période et au troisième tiers du match no 1. Elle devra continuer à le faire dans le match no 2.

« Il faut faire les choses qui vont nous permettre de connaître du succès, a avancé l'entraîneur Mike Babcock. Il ne faut pas se soucier du résultat, il faut se concentrer sur le processus. Si vous faites bien toutes les petites choses, en fin de compte, vous allez obtenir ce que vous voulez. »

4. COMMENCER EN FORCE

Équipe Europe a connu de bons départs dans ce tournoi. Équipe Canada? Pas vraiment. Cela n'a simplement pas rattrapé Équipe Canada jusqu'ici.

Au cours de la ronde préliminaire, Équipe République tchèque a touché le poteau avant de voir Équipe Canada ouvrir la marque. Équipe États-Unis a pris les devants avant de voir Équipe Canada répondre avec deux buts rapides pour s'emparer de l'avance. Équipe Europe a obtenu une échappée que Price a stoppée avant qu'Équipe Canada ne marque en premier.

En demi-finale, Équipe Russie a profité d'un jeu de puissance avant qu'Équipe Canada ne s'inscrive à la marque.

Dans le premier match de la finale, Équipe Europe a obtenu une excellente chance de marquer et a forcé les Canadiens à écoper d'une punition dès la première présence du match. Bien qu'Équipe Canada avait les devants 2-0 après 13:20 de jeu en première période, Équipe Europe avait le dessus 11-6 dans la colonne des tirs à ce moment-là.

« Ils sont reconnus pour la manière dont ils amorcent les matchs, a évoqué l'attaquant d'Équipe Canada John Tavares. Je pense que nous nous concentrons de toute évidence sur cet aspect à chacun des matchs, mais nous allons peut-être y porter une attention particulière ce soir après la manière dont nous avons amorcé la dernière rencontre, et au cours du reste du tournoi. »

5. FERMER LES LIVRES

Si Équipe Europe l'emporte, elle aura prouvé qu'elle peut terrasser Goliath, et la pression se trouvera sur Équipe Canada, qui devra éviter une énorme surprise dans un match décisif où tout peut arriver samedi (19 h (HE); TVA, TVA Sports, ESPN2, CBC).

« Nous voulons évidemment fermer les livres ce soir, a avoué Tavares. Nous ne voulons pas leur donner un regain d'énergie. »

Il s'agit d'une occasion pour Équipe Canada de non seulement s'imposer dans un tournoi réunissant les meilleurs joueurs au monde, mais aussi de porter sa fiche à 6-0 à la coupe du monde, de prolonger sa séquence victorieuse qui s'est amorcée avec des médailles d'or aux Jeux olympiques de 2010 à Vancouver et de 2014 à Sotchi, et de le faire à domicile de surcroît.

Équipe Canada veut saisir cette chance.

« C'est excitant de se trouver dans ces situations en tant que joueur, a noté le capitaine Sidney Crosby. Nous ne nous retrouvons pas dans ce type de scénario tous les jours. Je pense qu'à chacune de nos victoires, nous apprécions un peu plus la portée de ces gains et nous comprenons que nous ne bénéficions que d'une courte fenêtre comme joueur dans la LNH, et ce n'est pas tout le monde qui profite de cette chance. Alors lorsqu'une occasion comme celle-là se présente, je crois que vous tentez d'en profiter le plus possible et de vous amuser tout en le faisant. »

 

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