Skip to main content

Coupe du monde de hockey

Équipe Amérique du Nord à la recherche d'une identité

Les jeunes ne peuvent pas compter seulement sur leur vitesse et leurs aptitudes à la Coupe du monde

par Amalie Benjamin @amaliebenjamin / Journaliste NHL.com

TORONTO -- Il y a des plans à suivre pour les autres équipes, des systèmes et identités. Ils savent qui ils sont et ce qu'ils ont à faire, tant à la Coupe du monde de hockey 2016 qu'ailleurs, pour leur équipe de la LNH, de la Ligue continentale de hockey ou n'importe où. Ce n'est nécessairement pas le cas pour Équipe Amérique du Nord, une équipe qui apprend et joue à la volée.

Les joueurs et le personnel d'entraîneurs ont eu, jusqu'ici, trois matchs et une demi-douzaine de séances d'entraînement pour déterminer leur plan. Ils ne l'ont pas encore résolu, comme en témoigne la défaite de l'équipe aux mains d'Équipe République tchèque mercredi après deux victoires contre Équipe Europe.

C'était, comme les attaquants Auston Matthews et Johnny Gaudreau l'ont appelé, « un coup de semonce » pour Équipe Amérique du Nord.

Le problème, c'est qu'il y a peu de temps pour s'éveiller. Équipe Finlande, sûrement pas une adversaire faible, affrontera les jeunes au Air Canada Centre à Toronto dimanche (20h HE; TVA Sports, SN, ESPN2).

Alors, qui est cette équipe, outre la réponse facile d'un groupe jeune, rapide et talentueux? Qu'est-ce qu'elle aura à offrir dans ce tournoi? Et sera-t-elle capable de créer l'identité dont elle a besoin avant que ce ne soit trop tard?

Il y a beaucoup de défis à relever en répondant à ces questions.

L'entraîneur Todd McLellan les ont énumérés, de « déterminer juste la hiérarchie dans le vestiaire, qui sera l'alpha et qui seront les disciples » à « tenter de découvrir la belle combinaison de joueurs, que ce soit de compagnons de trio ou des paires défensives. »

Puis, a-t-il ajouté, il y a la question de la mentalité, l'identité et la concentration d'un groupe qui n'a jamais auparavant joué ensemble, qui n'a jamais partagé une expérience commune.

« Nous sommes une équipe rapide et emballante dans un sens, et nous pouvons être assez emballants de l'autre sens, a dit McLellan. Je crois donc que ce sera vraiment important qu'ils comprennent l'aspect risque/récompense alors que le tournoi se poursuit, si nous pouvons limiter nos risques. Si nous donnons 10 chances dangereuses par match, si nous pouvons les réduire à sept ou huit, nous aurons une meilleure chance de l'emporter. Alors, il y a beaucoup de défis.

« À court terme, nous devons faire des choix difficiles en tant que personnel, dans quelle direction voulons-nous passer et sur quelles choses voulons-nous nous concentrer? Mais je crois que le groupe a fait un bon travail en unissant jusqu'ici. »

Dans un sens particulier, Équipe Amérique du Nord a déjà trouvé son identité. Ça s'est passé tôt, selon l'attaquant Jack Eichel, quand l'équipe parlait avec McLellan par téléphone, quand il expliquait le style de jeu et le système aux joueurs.

Dans un autre sens, cela ne s'est pas encore arrivé.

Mais la majorité des joueurs chez Équipe Amérique du Nord croit que la défaite de 3-2 face à Équipe République tchèque mercredi les aidera alors que la Coupe du monde progresse, fixant ainsi les attentes à un niveau réalisable. Il y a peut-être un autre niveau qu'Équipe Amérique du Nord devra atteindre, non seulement la dépendance à la vitesse et les aptitudes de l'équipe, si elle veut demeurer dans le tournoi pendant longtemps.

« Je crois qu'alors que nous allons de l'avant, contre la Finlande, je pense que ce match face aux Tchèques nous aidera beaucoup, a déclaré l'attaquant Ryan Nugent-Hopkins. Nous voulons profiter de notre vitesse et de notre talent. Mais en même temps, nous ne voulons pas y être imprudents. Vous donnez quelques montées 2-contre-1 à ces équipes et ce sera coûteux. »

Et, comme le défenseur Aaron Ekblad l'a noté, la vitesse et le talent ne peuvent pas définir complètement Équipe Amérique du Nord.

« Le talent est de toute évidence notre identité, la vitesse et le talent, a-t-il admis. Mais nous voulons également être reconnus comme une bonne équipe défensive. Nous voulons faire le travail en territoire neutre et dans notre propre zone et rendre difficile pour d'autres équipes la tâche de créer même des chances de marquer face à notre gardien, encore moins compter. »

Le match contre Équipe République tchèque pourrait s'avérer finalement un tournant. C'était la première opportunité d'Équipe Amérique du Nord d'affronter une équipe dissemblable à elle, une équipe organisée dans laquelle, comme Nugent-Hopkins l'a dit, « les joueurs ont joué ensemble depuis si longtemps et ils ont leur système en place ». Ce n'était pas le cas pour Équipe Europe, qui se retrouve dans le même bateau qu'Équipe Amérique du Nord, même si les Européens sont encore plus expérimentés.

Mais même si l'équipe parvient à forger une identité, même si Équipe Amérique du Nord sait qui elle est et qui elle pourra être, cela pourrait ne pas importer. Les matchs qui comptent viendront, et l'équipe aura à sauter sur la patinoire, prête ou non.

« Nous n'avons pas beaucoup de temps pour tout comprendre, a noté Nugent-Hopkins. Nous aurons juste à faire le saut. Mais je crois que les gars ont joué suffisamment longtemps que nous devrions être capables de le comprendre vite -- je crois que les choses en dehors de la glace nous ont aidés. Nous sommes devenus une équipe unie hors glace. Je crois que cela devrait nous aider quand nous sautons sur la glace dimanche. »

En voir plus