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Coupe du monde de hockey

Équipe Canada respecte Équipe Europe

« Honte à nous si nous ne les prenons pas au sérieux », prévient le D.G. Doug Armstrong

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

TORONTO - Équipe Canada veut faire en sorte que le conte de fées d'Équipe Europe au tournoi de la Coupe du monde de hockey ne se termine pas fin par la phrase suivante : « Et ils gagnèrent et vécurent heureux… »

« C'est une formidable histoire », a acquiescé le directeur général d'Équipe Canada Doug Armstrong, à l'issue de la victoire des Européens contre Équipe Suède en demi-finale.

« Honte à nous si nous ne les prenons pas au sérieux, après tout ce qu'ils ont accompli jusqu'à maintenant. »

« Les experts peuvent y aller des prédictions qu'ils veulent, nous devons jouer les matchs, a repris l'entraîneur Mike Babcock. C'est sur la glace que ça se décide. »

Ce serait très mal connaître l'état-major d'Équipe Canada de penser qu'on va s'asseoir sur ses lauriers en finale face à Équipe Europe, qu'on a aisément vaincue 4-1 au cours du tour préliminaire.

« Ils sont très à l'aise avec leur identité d'équipe et ils ne dérogent pas du plan établi. Ils sont très bien dirigés et ils croient à ce qu'on leur demande de faire », a renchéri Armstrong.

Les Européens croient en leurs aptitudes et en leurs chances d'enchaîner les surprises. Plus ils croient, plus ils sont menaçants. Et plus ils sont menaçants, plus ils surprennent!

Le grand responsable de l'effet boule de neige est l'entraîneur Ralph Krueger.

« Si on regarde le chemin qu'Équipe Europe a parcouru depuis les matchs préparatoires, il a fait un boulot colossal », a soumis Babcock.

« Ce n'était pas une mince affaire pour lui de former une équipe », a relevé le gardien Jaroslav Halak, qui ne connaissait pas Krueger. « Dès la première journée du camp, il nous a fait sentir qu'il croyait en nous et que nous pouvions connaître du succès comme équipe.

« Même après les deux premiers matchs préparatoires que nous avons perdus, il n'a pas cessé de croire en nous. C'est un excellent communicateur. Il possède une belle ouverture d'esprit. C'est un bon entraîneur. Il a fait ses preuves sur la scène internationale à la barre de l'équipe nationale suisse.

« Nous croyons aussi en nos chances de réussite. À chacun des matchs du tournoi, nous voyons des progrès et nous y croyons davantage. C'est quelque peu surréaliste de se retrouver en finale. Nous serons prêts à jouer mardi. »

L'attaquant danois Frans Nielsen devait presque se pincer pour y croire.

« Ce sont de grandes émotions à vivre, difficilement descriptibles en des mots, a-t-il dit. J'ai pris part à des tournois de qualification olympique, mais je n'ai jamais rien vécu de semblable dans un tournoi regroupant les meilleurs joueurs au monde. Je n'ai jamais vu une équipe se serrer les coudes de la sorte dans un si court laps de temps. L'amitié qui se crée et le plaisir que nous avons ensemble, c'est fantastique. »

Nielsen a dit que ses coéquipiers et lui vont adopter la même attitude que celle qui les a animés avant la demi-finale contre Équipe Suède.

« Nous aurions pu nous satisfaire d'avoir atteint la demi-finale et nous dire que nous avions connu un bon tournoi quand même. Nous avons plutôt abordé la situation en nous disant que nous voulions gagner.

« Nous devrons avoir la même mentalité contre le Canada. Ce serait facile d'être satisfait de ce que nous avons accompli. Mais nous voulons accomplir davantage. »

Halak contre Price

Armstrong a fait remarquer que c'est les gardiens multiplies les prouesses depuis le début du tournoi. N'importe lequel peut voler des matchs, comme le Canada a failli l'expérimenter avec Sergei Bobrovsky d'Équipe Russie, samedi. Comme Halak peut également le faire.

Halak va retrouver comme rival Carey Price, avec lequel il a formé un duo chez les Canadiens de Montréal. Depuis que Halak a été échangé, la rivalité ne s'est jamais complètement éteinte.

« Carey est un des meilleurs gardiens de la Ligue nationale, sinon peut-être le meilleur. Je vais essayer d'égaler ses performances », a affirmé Halak.

Une autre connexion entre les antagonistes: celle liant les entraîneurs-chefs, Babcock et Krueger, qui sont plus que de bonnes connaissances à l'extérieur de la patinoire.

Krueger a relaté que Babcock l'avait contacté quelques heures seulement après qu'il eut été congédié à la barre des Oilers d'Edmonton afin de lui offrir de prêter main-forte au groupe d'entraîneurs du Canada en vue des Jeux olympiques de Sotchi en 2014.

« Je connais Ralph depuis le Championnat du monde de 2004, a indiqué Babcock. Nous nous parlons souvent. C'est un bonhomme d'une grande intelligence. Il a été un bon entraîneur dans la Ligue nationale. Il roule sa bosse depuis longtemps en Europe. »

Les deux hommes partagent une passion commune en dehors du hockey : le ski nautique.

« Nous sommes deux mordus. Nous nous parlons de nos exploits sur une base régulière. C'est notre grand sujet de discussion quand nous nous rencontrons. »

À compter de mardi, Babcock va vouloir faire en sorte que son bon ami cesse de surfer sur sa vague de succès en compagnie de ses troupiers à Toronto.

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