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Coupe du monde de hockey

Équipe Europe peut s'inspirer de la Suisse en 2006

Streit et Krueger peuvent assurément donner des trucs utiles aux Européens

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

TORONTO - Le Suisse Mark Streit est le seul joueur d'Équipe Europe qui a déjà savouré une victoire contre le Canada dans une compétition regroupant les meilleurs hockeyeurs de la planète.

L'autre membre de l'équipe disparate sans hymne national qui peut se targuer du même exploit est l'entraîneur Ralph Krueger, qui était à la barre de l'équipe nationale de la Suisse aux Jeux olympiques de Turin en 2006.

Les Suisses avaient créé la commotion en blanchissant l'équipe canadienne 2-0 au cours du tour préliminaire. Le gardien Martin Gerber avait signé une performance de 49 arrêts et l'attaquant canado-suisse Paul DiPietro avait inscrit les deux buts.

C'était il y a plus de 10 ans et ce n'est même pas le plus récent souvenir d'une victoire de Streit contre le Canada.

Quand on lui évoque le gain historique de la Suisse, le vétéran défenseur croit d'abord qu'on parle du succès de 3-2 aux tirs de barrage acquis au Championnat du monde en 2013 (tour préliminaire).

Ce printemps-là d'ailleurs, Streit ainsi que deux autres compatriotes d'Équipe Europe, le défenseur Roman Josi et l'attaquant Nino Niederreiter, avaient aidé la Suisse à rafler la médaille d'argent. 

Peu importe que les souvenirs soient embrouillés pour Streit, Krueger et lui pourront certainement refiler quelques trucs utiles à Équipe Europe dans sa quête de la Coupe du monde contre Équipe Canada, cette semaine.

« C'était une équipe canadienne différente en 2006. On misait sur de gros joueurs, a fait remarquer Streit. Ç'avait été un de ces matchs marquants pour le hockey suisse. Nous avions bien joué en défense et nous avions reçu une performance époustouflante de notre gardien. »

Pour que Équipe Europe puisse avoir une chance de créer la surprise, deux fois plutôt qu'une, elle aura également besoin d'une solide prestation en défense et de son gardien Jaroslav Halak.

Les Européens sont confrontés à la tâche colossale de vaincre deux fois une équipe qui n'a pas subi de faite à ses 14 plus récentes sorties dans des tournois regroupant les meilleurs joueurs au monde. Rien de moins.

Ce que Krueger se rappelle le plus de la rencontre historique de 2006, c'est qu'on avait multiplié les présences sur la glace afin de conserver un haut niveau d'intensité.

« Il y a eu 124 présences au total. Les joueurs passaient en moyenne une trentaine de secondes dans l'action et ils venaient changer, a-t-il évoqué. Nous avons doublé le Canada à ce chapitre. On se foutait des jumelages. Nous faisions une obsession de garder le rythme élevé. Dans la deuxième moitié du match, le Canada s'est retrouvé dans le pétrin en écopant des pénalités. »

Krueger a dit qu'on peut établir des liens entre l'équipe nationale suisse de l'époque et Équipe Europe, en ce sens qu'elle retire une grande satisfaction à créer la surprise.

« C'est la première fois que je dirige une équipe talentueuse et aguerrie de la sorte sur la scène internationale, mais l'état d'esprit qui l'anime n'est pas différent de celui de l'équipe suisse en 2006. La profondeur est la seule différence. Mes expériences personnelles à Turin et à Vancouver, où nous avions chèrement vendu notre peau contre le Canada en tirs de barrage, m'ont permis de réaliser que tout peut arriver dans un match de hockey.

« Les aptitudes et le talent ne viendront pas à bout d'une équipe qui travaille plus fort. C'est le mantra que nous devons avoir pour cette finale.

« Nous ne sommes peut-être pas les favoris pour l'emporter. Mais je me console à l'idée que nous sommes maintenant les deuxièmes favoris », a lancé Krueger en guise de conclusion.

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