Skip to main content

Coupe du monde de hockey

Il n'a manqué qu'un but en attaque massive à l'Europe

Équipe Europe a frôlé la perfection, mais est tombée à court dans le premier match de la finale

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

TORONTO - Équipe Europe a frôlé la perfection, mardi. Tout ce qui lui a manqué afin d'embêter davantage Équipe Canada et peut-être même de voler le premier match de la finale du tournoi de la Coupe du monde, c'est un but en supériorité numérique.

« Notre jeu de puissance doit commencer à produire. C'est notre talon d'Achille », a relevé avec justesse l'entraîneur des Européens Ralph Krueger.

Blanchie en deux occasions mardi, Équipe Europe n'a pas encore marqué en 15 occasions avec l'avantage d'un patineur.

Un but réussi dès le début de la rencontre, avec Brad Marchand au banc des pénalités, aurait fait jouer davantage Équipe Canada sur les talons.

Ou un filet marqué vers la fin du deuxième tiers qui aurait créé l'égalité 2-2, avec Marchand qui a été puni de nouveau, aurait grandement fait réfléchir les Canadiens à leur retour au vestiaire.

« Un but en supériorité aurait absolument fait l'affaire, a avoué l'attaquant Frans Nielsen. Notre rendement en infériorité numérique est excellent (15-en-16). Ce n'est pas comme si nous perdions des matchs à cause de ça.

« Nous devons être meilleurs en supériorité. À tout le moins, nous donner du rythme même si nous ne marquons pas », a-t-il repris.

Équipe Europe n'est pas la seule dans la compétition à éprouver des problèmes à produire en avantage numérique. Les unités en infériorité numérique sont tout simplement dominantes.

Les jeunes d'Équipe Amérique du Nord présentent le meilleur taux d'efficacité sur le jeu de puissance, soit 16,7 pour cent (2-en-12, en trois matchs).

Équipe Canada est deuxième, avec deux buts en 14 chances (0-en-1, mardi). Comme Équipe Europe, Équipe Finlande et Équipe Russie ont également été tenues en respect.

Les joueurs d'Équipe Europe peuvent au moins fournir comme excuse qu'ils n'avaient jamais évolué ensemble, avant de se retrouver dans le même vestiaire au début du mois.

« Les unités en infériorité volent la vedette, a souligné l'entraîneur d'Équipe Canada Mike Babcock. Quelle est l'explication? Je n'ai pas de réponse. On ne voit pas en tout cas des buts marqués à l'aide de tirs sur réception, comme on en voit en saison régulière.

« Nous avons le sentiment de créer de bonnes occasions en supériorité. Pas ce soir, par contre. Cela dit, nous n'avons pas fait grand-chose avec les occasions créées. Pour quelles raisons? Je ne sais pas. Est-ce que le jeu est tellement rapide que les unités de jeu de puissance ne peuvent pas être aussi actives que d'habitude? »

 

En voir plus