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Coupe du monde de hockey

Josi n'hésite pas à assumer une lourde charge

Le défenseur no 1 d'Équipe Europe a passé plus de temps sur la glace qui quiconque à la Coupe du monde

par Amalie Benjamin @amaliebenjamin / Journaliste NHL.com

TORONTO -- Pour Roman Josi, les statistiques ne sont rien de nouveau. Il s'habitue à disputer beaucoup de minutes, plus de présences sur la glace tant en avantage numérique qu'en infériorité numérique. Après tout, Josi a fini au huitième rang dans la Ligue nationale de hockey en 2015-16 au chapitre de la moyenne de temps de glace par match (25:29), juste devant son coéquipier à cette époque chez les Predators de Nashville, Shea Weber (25:22).

Mais à cette époque, il a partagé la charge de travail. Ce n'est pas le cas à la Coupe du monde de hockey 2016, où Josi a disputé plus de minutes que n'importe quel autre joueur. C'est en partie parce qu'Équipe Europe est encore en vie au tournoi, prolongeant son parcours au-delà des attentes. C'est également parce que l'entraîneur Ralph Krueger a misé plus sur Josi que tous les autres défenseurs de son équipe, tandis que les défenseurs d'Équipe Canada sont parvenus à diviser également leurs minutes.

Son temps de glace? C'était 23:07 contre Équipe États-Unis, 28:06 contre Équipe République tchèque, 25:30 contre Équipe Canada, 29:00 contre Équipe Suède, puis 24:52 dans le match no 1 de la finale deux-de-trois, une défaite de 3-1 face à Équipe Canada mardi. C'est une moyenne de 26:07 par rencontre.

Équipe Canada, par contre, est parvenue à diviser ces minutes entre Weber et Drew Doughty et Marc-Edouard Vlasic et Alex Pietrangelo. Seul Doughty a joué plus de 20 minutes dans chaque match, mais il n'a pas passé plus de temps que les 24:17 qu'il a jouées contre Équipe États-Unis en ronde préliminaire, ayant généralement passé environ 22 minutes sur glace par match.

La plus grande charge de travail ne dérange pas Josi. C'est ce qu'il anticipait en vue du tournoi.

« Je dispute beaucoup de minutes à Nashville, a-t-il mentionné avant le début du tournoi. Je pense qu'en tant que joueur, c'est toujours plaisant de disputer beaucoup de minutes. Tu ne vas jamais refuser plus de minutes. Nous verrons ce que les entraîneurs décideront de faire. Peu importe ce qu'ils demandent de moi, peu importe le nombre de minutes qu'ils veulent que je joue, j'ai hâte. »

Jusqu'ici, il a bien porté le gros fardeau.

« Roman Josi démontre ses aptitudes athlétiques dans l'ensemble, c'est remarquable, a dit Krueger. Son conditionnement, sa créativité, son jeu physique, il joue d'un style défensif semblable à celui de [Nicklas] Lidstrom. »

Au début du tournoi, Krueger a jumelé Josi à Zdeno Chara, un autre défenseur qui sait ce que c'est d'assumer une lourde charge de travail. Mais ça signifiait que Josi allait jouer de son mauvais côté, une situation qui n'était pas optimale. Le défenseur gaucher a donc été muté à la droite de Dennis Seidenberg, qui est capable de jouer de chaque côté, et le nouveau duo s'est épanoui.

« Il est un excellent défenseur complet, il s'implique toujours dans le jeu, a commenté Weber. Il possède les aptitudes, il est suffisamment mobile pour rejoindre l'attaque. Il peut mener la contre-attaque ou la soutenir à titre de quatrième joueur. Il a également de bons instincts offensifs. Il sait créer des jeux qui ne sont pas toujours évidents. »

Alors, ce ne sont pas que ses aptitudes défensives dont Équipe Europe aura besoin jeudi.

« Je ne connaissais pas très bien Roman en tant que joueur », a mentionné l'attaquant d'Équipe Canada John Tavares, qui avait joué avec Josi chez le CP Berne en Suisse pendant le lock-out de 2012. « Il a vraiment ouvert mes yeux avec son talent, son coup de patin et la façon dont il pouvait faire de bons jeux partout sur la glace.

« Il m'a vraiment épaté avec son style de jeu. »

Équipe Europe espère que ça ne changera pas de sitôt alors que l'équipe se prépare pour au moins un ou, elle l'espère, deux matchs qu'elle devra remporter avant la conclusion de la Coupe du monde.

Heureusement, Josi est capable de gérer la charge de travail, la pression et les attentes de son équipe et ses coéquipiers.

« De toute évidence, Roman joue beaucoup de minutes, a dit Chara. Il est évidemment notre homme no 1 sur le jeu de puissance. Il est offensivement doué. Il est un excellent patineur et un incroyable fabricant de jeux. Au moment où tu accuses un retard de deux buts, tu as besoin de tels joueurs pour aider l'attaque et peut-être créer une dynamique et des chances de marquer. Il a extrêmement bien joué pour nous. »

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