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Coupe du monde de hockey

La suprématie du Canada se poursuit

Babcock qualifie Crosby de « gagnant en série »

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

TORONTO - Équipe Canada a encore livré la marchandise sur la scène internationale du hockey. Il n'y aura pas de Sommet visant à faire le point sur la situation du sport au pays d'organisé de sitôt.

« Avant chaque tournoi, on dit que telle équipe est bonne, que telle autre est meilleure. Au bout du compte, vous devez livrer la marchandise. Vous pouvez dire ce que vous voulez du match de ce soir, mais nous avons livré la marchandise », a martelé Babcock, à l'issue du triomphe du Canada au tournoi de la Coupe du monde.

 

« Nous avons conservé une fiche de 6-0 dans le tournoi. Nous avons subi une défaite à notre premier match préparatoire (face à Équipe États-Unis à Ottawa), mais nous nous sommes améliorés à chacune des journées suivantes. Je me demande même si nous avons atteint notre plein potentiel.

« Cela dit, nous avons joué notre meilleur hockey dans les 10 dernières minutes du match de ce soir, au moment où ça comptait le plus. »

Babcock et les joueurs ont rendu hommage à Équipe Europe qui leur « en ont donné pour leur argent » en finale, pour utiliser l'expression de l'attaquant Patrice Bergeron.

« La perception est que nous sommes des milles en avance sur la compétition. Notre pays a beaucoup de profondeur, mais nous ne pouvons pas utiliser plus de cinq joueurs à la fois sur la glace », a déclaré l'entraîneur.

« C'est une bonne équipe, a renchéri Babcock. Vous regroupez plusieurs pays : (Anze) Kopitar est un excellent joueur, (Frans) Nielsen, (Roman) Josi et (Marian) Hossa sont également très bons. Ils ont fait du bon travail. Ils ont redoublé d'ardeur, ils croyaient en ce qu'ils faisaient. C'est ça le hockey. »

Un « gagnant en série »

Babcock n'a pas tari d'éloges à l'endroit du capitaine Sidney Crosby, qui a ajouté un autre titre à son palmarès deux mois et demi après avoir soulevé la Coupe Stanley à bout de bras dans l'uniforme des Penguins de Pittsburgh.

Crosby a joint les rangs d'un trio très prestigieux de joueurs qui ont remporté les trophées Conn Smythe, Hart et du joueur par excellence d'un tournoi de la Coupe Canada/Coupe du monde, avec les légendaires Bobby Orr et Wayne Gretzky.

« Je ne m'attarde pas trop à ces choses-là, a répondu Babcock. Ce que je sais c'est qu'il est un "gagnant en série" (serial winners). C'est ce qu'il fait. Il gagne. "Sid" est incroyable. Je me considère choyé de l'avoir côtoyé dans trois grandes compétitions et de les avoir toutes gagnées.

« Il ne dit jamais un mot, peu importe son temps d'utilisation ou qu'il passe son tour ou qu'il ne joue pas en infériorité numérique.

« Puis, dans les moments cruciaux, il élève son niveau de jeu, a-t-il continué. Des gars comme lui, "Bergy" (Bergeron) et Toews, ces gars-là sont à leur mieux dans les grandes occasions. Ils sont accrocs à la victoire et ils font en sorte qu'elle se concrétise. »

Un plaisir fou

Bergeron a adoré cette autre expérience qui s'est conclue par un triomphe. Le Québécois a greffé un autre fleuron à sa couronne, après les championnats du monde junior (2005) et senior (2005), ainsi que les deux titres olympiques (2010, 2014) et la conquête de la Coupe Stanley avec les Bruins de Boston (2011).

« C'est quelque chose d'avoir la chance de jouer avec "Sid", a-t-il mentionné. Nous jouons ensemble dans des tournois internationaux depuis 2005. Nous avons créé une belle amitié. J'ai encore eu un plaisir fou au cours du dernier mois. C'est formidable de conclure un autre tournoi ensemble avec un autre championnat. »

Bergeron a dit ressentir une grande fierté d'avoir pu gagner la Coupe du monde devant les partisans canadiens.

Pour le défenseur québécois Marc-Édouard Vlasic, la conquête vient tout juste sur le plan personnel derrière l'expérience grisante des Jeux de Sotchi en 2014.

« Ç'avait bien été aux Jeux olympiques. Je m'étais amélioré pendant le tournoi. J'ai été encore meilleur dans ce tournoi. »

Ce qu'il va retenir de la compétition? « C'est que nous sommes forts, nous sommes bons. Le Canada est bon », a-t-il répété.

L'esprit de camaraderie qui a animé l'équipe, l'amitié créée avec les gars, demeureront gravés dans sa mémoire.

« Ce sont toutes de bonnes personnes. J'ai adoré le mois que j'ai passé avec eux. Je ne vais pas m'ennuyer, mais c'était réellement le "fun" », a-t-il conclu.

 

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