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Coupe du monde de hockey

Le Canada de retour à la maison pour un grand tournoi

« Pas de place pour la moindre erreur » selon Patrice Bergeron

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

TORONTO - Équipe Canada est de retour à la maison pour disputer un tournoi international de hockey. Les amateurs ne s'attendent à rien de moins que la conquête d'un autre championnat, après avoir connu l'apothéose en tombée de rideau des Jeux olympiques d'hiver de Vancouver en 2010.

Équipe Canada s'est également présentée à Toronto, jeudi, coiffée du titre de médaillée d'or olympique des Jeux de Sotchi en 2014.

Elle va logiquement amorcer le tournoi samedi face à Équipe République tchèque (20h HE; TVA Sports, SN, ESPNEWS) comme la grande favorite pour rafler les grands honneurs.

« La pression ne sera pas moins forte (qu'il y a six ans) », a déclaré le joueur de centre Sidney Crosby, qui s'est élevé au rang de héros au pays en réussissant le but en or en surtemps en 2010 face aux États-Unis.

« Le niveau d'espérance est toujours élevé, a poursuivi Crosby. Nous sommes bien au fait de ça. Comme nous savons qu'il y a plusieurs excellentes équipes dans le tournoi. Nous tentons simplement de nous concentrer sur notre propre rendement. L'avantage que nous avons, c'est que plusieurs d'entre nous ont déjà évolué ensemble. Mais les attentes à notre endroit demeurent les mêmes. »

Dans un tournoi de plus courte durée que celui des Jeux olympiques, les joueurs savent que la marge de manœuvre est plus faible encore.

« Personne ne prend les choses à la légère dans notre équipe, a mentionné l'attaquant Patrice Bergeron. Tous les matchs seront difficiles, il n'y a pas de place pour la moindre erreur. Il n'y a pas de quart de finale, on passe immédiatement en demi-finale. Chacun des matchs revêt une importance cruciale parce que toutes les équipes peuvent vaincre n'importe quelle autre. »

C'est le retour du tournoi de la Coupe du monde après une absence de 12 ans. Le Canada a remporté la compétition en 2004.

« La bonne chose avec ce tournoi, c'est qu'il n'y a pas d'équipes dites faibles », a avancé le gardien finlandais Tuukka Rask. « Il n'y aura aucun match où vous pourrez dire qu'il sera facile. Ce sera très compétitif, un tournoi unique. »

L'événement organisé conjointement par la LNH et l'Association des joueurs de la LNH mettra en présence deux nouvelles équipes - Équipe Amérique du Nord (23 ans et moins) et Équipe Europe (mouture de joueurs en provenance de huit pays européens).

Au cours du tour préliminaire, Équipe Canada devra en découdre avec Équipe États-Unis, Équipe République tchèque et Équipe Europe dans le groupe A.

Au sein du groupe B, il y a Équipe Russie, Équipe Suède, Équipe Finlande et Équipe Amérique du Nord.

Les deux meilleures équipes de chacun des groupes feront les frais des demi-finales. La finale sera un deux-de-trois et elle pourrait connaître son dénouement au plus tard le 1er octobre.

« Il faudrait poser la question aux joueurs, mais je vois le tournoi très différemment des Jeux olympiques, a affirmé l'entraîneur d'Équipe Canada Mike Babcock. Pour moi, nous jouons tous dans la Ligue nationale. Ce n'est pas la même chose. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne me sens pas comme dans le tournoi olympique de Vancouver. »

Babcock a dit que les huit équipes sont toutes animées du sentiment qu'elles peuvent remporter la Coupe parce que l'écart entre elles est minime.

Équipe États-Unis demeure l'une des grandes rivales de l'équipe canadienne.

« Le Canada reste LA référence, a opiné l'attaquant américain Max Pacioretty. Ils ont des joueurs blessés et ils en rappellent un que tu te demandes pourquoi il n'avait pas été choisi initialement.

« Mais c'est un court tournoi, tout peut chavirer dans un seul match. En théorie, nous n'avons pas la profondeur du Canada, mais n'importe quelle équipe peut l'emporter dans un match donné. »

Pacioretty, à l'instar de plusieurs autres joueurs, a dit qu'il se méfie des jeunots d'Équipe Amérique du Nord.

« Les jeunes ne sont pas expérimentés, mais ils ont dans leurs rangs tellement de joueurs qui peuvent modifier le déroulement d'une rencontre dans un claquement de doigts. Sur une petite patinoire de la Ligue nationale, tu as uniquement besoin d'un bond favorable pour faire tourner le vent. La vitesse est un autre facteur tellement important. »

 

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