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Coupe du monde de hockey

Crosby s'affirme à nouveau comme le meilleur au monde

Une performance dominante de sa part à la Coupe du monde permet à Équipe Canada d'être à un gain du titre

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

TORONTO - L'attaquant Sidney Crosby est à nouveau dominant. Ce n'était pas le cas il y a 17 mois, alors qu'il avait besoin de trouver une manière de retrouver ce sentiment de gagnant.

Crosby était totalement misérable après l'élimination humiliante des Penguins de Pittsburgh en cinq matchs contre les Rangers de New York en première ronde de l'Association de l'Est 2015. Cette élimination est survenue moins de 12 mois après que les Penguins eurent échappé une avance de 3-1 dans leur série de deuxième tour pour s'incliner devant les Rangers. Crosby a également été ébranlé par un changement d'entraîneur qui a mené à un changement de style de jeu à Pittsburgh.

Il a donc décidé de représenter le Canada au Championnat du monde 2015 de la FIHG à Prague, puisqu'il gagne toujours lorsqu'il évolue pour le Canada. Tout a changé à partir de là. Crosby n'a pas arrêté de gagner depuis.

Crosby a remporté l'or au Championnat du monde, la Coupe Stanley et le trophée Conn Smythe au cours des 17 mois qui ont suivi l'élimination des Penguins par les Rangers au cours d'un deuxième printemps consécutif. Il se trouve maintenant à une victoire de mener Équipe Canada au titre de la Coupe du monde de hockey 2016.

Équipe Canada pourrait remporter la Coupe du monde en défaisant Équipe Europe dans le deuxième match de la finale 2-de-3 au Air Canada Centre jeudi (20 h (HE); TVA, TVA Sports, ESPN2, CBC,).

Crosby est le meneur du tournoi avec neuf points en cinq matchs. Il a récolté deux mentions d'aide dans le gain d'Équipe Canada 3-1 dans la première partie de la finale mardi.

« C'est frustrant de perdre, et de pouvoir prendre part à ce tournoi [Championnat du monde], d'y jouer du très bon hockey, de faire partie d'un très bon groupe de joueurs et de tout remporter, je crois que cela a changé mon humeur à la fin de la saison, a admis Crosby. Ce fut agréable de pouvoir bâtir là-dessus. Je recherchais ce type d'expérience. […] Je crois que cette expérience m'a probablement aidé. »

Crosby a néanmoins eu à surmonter un mauvais début de saison, mais il ressemble à un joueur qui évolue à un niveau plus élevé que tout le monde depuis que Mike Sullivan s'est retrouvé derrière le banc de Pittsburgh le 12 décembre.

Il a récolté 66 points à ses 52 derniers matchs de la saison. Il a ajouté 19 points (six buts, 13 passes) en 24 matchs des séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Il a obtenu trois buts et six passes à la Coupe du monde, ce qui lui procure le premier rang des pointeurs alors que Brad Marchand (4-3-7) et Patrice Bergeron (3-3-6) évoluent sur ses ailes.

Ils sont les trois premiers pointeurs du tournoi.

Aux yeux de plusieurs, Crosby s'est de nouveau affirmé comme le meilleur joueur au monde.

« Lorsque vous êtes un joueur qui appartient à l'élite, comme Mark Messier, Mario Lemieux et Gordie Howe, vous recevez un talent qui est en quelque sorte un don de Dieu, et Sidney possède ce don, mais ce n'est pas ce qui fait de lui un grand joueur de hockey, a mentionné Wayne Gretzky. Ce qui fait de lui un grand joueur de hockey est son imagination, sa créativité et son éthique de travail. Si vous regardez Sidney Crosby jouer, comme Mark Messier et Bobby Orr, il est le joueur qui travaille le plus fort sur la glace. Lorsque vous êtes le meilleur joueur, le joueur le plus talentueux, et que vous êtes celui qui travaille le plus fort sur la patinoire, vous êtes assez difficile à arrêter. Par conséquent, il mérite toutes les louanges et les accolades qu'il reçoit, car il travaille fort. »

Le défenseur d'Équipe Canada Drew Doughty, qui a aussi joué avec Crosby au cours des deux derniers Jeux olympiques, a affirmé qu'il n'avait jamais vu Crosby mieux jouer avec le Canada qu'au cours de la Coupe du monde.

« Il joue de manière incroyable, a assuré Doughty. Les choses fonctionnent bien pour lui. Il fait flèche de tout bois. Non pas qu'il ne jouait pas bien au cours des autres tournois, mais il n'était pas aussi dominant. »

C'est peut-être pourquoi il y a une telle différence de perception entre la manière dont Crosby a joué aux Jeux olympiques 2014 de Sotchi et à la Coupe du monde.

Crosby avait récolté trois points, un but et deux passes, en six matchs à Sotchi. Le Canada a néanmoins remporté la médaille d'or alors qu'il agissait à titre de capitaine, mais des questions étaient posées quotidiennement sur la production offensive, et on se demandait pourquoi Crosby en particulier ne pouvait produire malgré une domination en possession de rondelle à chacune des parties.

Dans un contraste frappant, Crosby a amassé un but et deux passes à ses 15 premières présences à la Coupe du monde. Il lui aura fallu 27:22 de temps de glace pour égaler sa production de Sotchi.

« Il s'est bien senti dès le départ, il se sent encore bien, et il pense toujours qu'il va marquer, a mentionné l'entraîneur d'Équipe Canada Mike Babcock. Lorsque vous ne vous sentez pas comme cela, parfois pendant de longues séquences, il peut arriver que vous serriez votre bâton un peu plus serré. Vous avez toujours un peu plus de temps que vous le croyez dans les zones où vous obtenez des chances de marquer. Lorsque vous trouvez le fond du filet, vous prenez votre temps. Lorsque vous traversez une disette, vous vous précipitez et vous ne marquez pas. »

Un Crosby patient et efficace se sentait ainsi au cours des séries éliminatoires le printemps dernier, surtout au cours de la victoire décisive de 3-1 des Penguins dans le match no 6 de la Finale de la Coupe Stanley, alors qu'il avait récolté deux passes et avait été dominant tout au long de la rencontre.

Même s'il a beaucoup célébré au cours de la saison morte, le fait que l'été de Crosby a été court, moins de trois mois en fait, l'a en fait aidé à rapidement retrouver ses sensations à la coupe du monde.

« Ce fut un été rapide, mais je crois que le fait que j'aie joué aussi tard dans la saison, surtout des matchs de séries, cela m'a aidé à effectuer la transition vers ce type de hockey, a avancé Crosby. Je veux dire, c'est intense et chaque détail prend une grande importance comme en séries éliminatoires. Je dirais que cela m'a assurément aidé. »

Les Penguins en ont profité le printemps dernier. Équipe Canada en profite maintenant. Les Penguins vont vraisemblablement encore en profiter à partir du mois prochain.

Crosby a vécu deux débâcles en séries éliminatoires contre les Rangers ainsi qu'un changement d'entraîneur en moins de 12 mois avant qu'il ne décide de représenter le Canada au Championnat du monde. Il ne fait que gagner depuis. Une autre victoire lui procurerait un autre championnat. Il commence à rendre tout le monde jaloux.

« Il n'y a pas grand-chose à ajouter à propos du joueur qu'il est, a affirmé l'attaquant d'Équipe Canada Steven Stamkos. Les gars dans notre vestiaire ont le sentiment qu'il est le meilleur joueur au monde, et nous sommes heureux qu'il soit dans notre équipe. »

 

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