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Coupe du monde de hockey

Touchette : Équipe Canada a-t-elle une faille?

Équipe Europe joue le rôle de Cendrillon, mais minuit s'approche

par Serge Touchette / Chroniqueur LNH.com

Équipe Canada contre Équipe Europe.

L'équipe qu'on attendait contre celle que personne n'a vu venir.

Bon. Ce n'est pas exactement ce qu'on avait prévu.

Le géant canadien a tenu ses promesses, mais un intrus, envers et contre tous, s'est invité à la finale de la Coupe du monde de hockey 2016.

Levez la main ceux qui, il y a quelques jours, avaient osé prédire la présence d'Équipe Europe en finale ...

Ceux-là auraient sans doute intérêt à se procurer un billet de loto.

Et vite.

De toutes les formations inscrites à la Coupe du monde, Équipe Europe, composée de joueurs provenant de huit pays différents, était certainement la plus anonyme.

Et probablement la plus vulnérable aux yeux des observateurs, surtout après avoir été étourdie par l'équipe nord-américaine en matchs préparatoires.

Résultat, tout le monde s'est planté. Et d'aplomb.

Cela dit, Équipe Europe, qui a éliminé la Suède en prolongation, dimanche, n'est pas sortie de l'auberge.

A-t-elle la moindre chance de battre le Canada dans une série deux de trois ?

Dans un match ultime peut-être, mais dans une série deux de trois, ça s'annonce assez difficile, merci.

Équipe Europe, on s'entend, n'a jamais cessé de progresser depuis le début du tournoi. Elle a réussi à créer une chimie qu'on n'a jamais décelée, par exemple, au sein d'Équipe USA.

La chimie, c'est bien beau, mais il en faudra davantage pour renverser le Canada, qui a la chimie, le talent, la vitesse, la robustesse, le gardien de but (Carey Price), la défense, l'attaque, l'entraîneur (Mike Babcock) et l'appui de la foule, alouette.

La question mérite d'être posée: Équipe Canada a-t-elle une seule faiblesse ?

Si oui, vous êtes priés de contacter les dirigeants d'Équipe Europe dans les plus brefs délais.

Si Halak ...

Cette finale, qu'on le veuille ou non, nous ramène quelques années en arrière.

Pourquoi ? Parce qu'elle opposera Price à ... Jaroslav Halak.  

Qui ne se souvient pas de la fameuse question: Halak ou Price ?

Elle continue de me bourdonner dans les oreilles.

Les Canadiens de Montréal ont tranché en échangeant Halak et, faut bien le dire, ils ont fait le bon choix.

Si Halak multiplie les miracles, Équipe Europe pourrait causer la plus grosse surprise du tournoi.

Non, pas la plus grosse surprise du tournoi; la plus grosse surprise des 25 dernières années !

Autrement, la finale risque fort d'être dénue de suspense.

Le trio de l'heure

Le Canada joue à fond de train depuis les premiers jours du tournoi.

Comme s'il voulait gagner non pas chaque match, mais chaque période.

Et son trio numéro un ne cesse de donner le ton, de semer le doute dans l'esprit de ses rivaux.

Sidney Crosby, Brad Marchand et Patrice Bergeron sont beaux à voir. À les observer, on a l'impression qu'ils jouent ensemble depuis toujours.

Marchand complète les deux autres à merveille. Il a une face à fesser dedans, l'ailier des Bruins de Boston.

Et un peu tout le monde le déteste. Mais je vous défie de trouver un entraîneur, qui ne le prendrait pas dans son équipe.

Il dérange, il passe son gant dans le visage de ses adversaires après les coups de sifflet, il se démarque et il compte des buts. Il ne passe jamais inaperçu.

Oui, Équipe Europe, inspirée notamment par l'excellent Anze Kopitar, sera mise à rude épreuve. Par Marchand et par une machine combien imposante. Et combien intimidante.

Imbattable, Équipe Canada ?

Non, mais, jusqu'à preuve du contraire, personne n'a encore identifié sa faille. Faut-il encore qu'il en ait une.

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